Bonjour Mesdames, Monsieurs,
Je m’appelle Zelal SAN et je vis à Villiers-sur-Marne.
Mon engagement au sein du Parlement des Exilé·es s’enracine dans une conviction simple
mais puissante : aucune vie ne devrait être réduite au silence par l’exil.
L’un de mes combats prioritaires est de permettre aux personnes réfugiées d’accéder au droit
au travail dès le dépôt de leur demande d’asile. L’attente forcée, l’inactivité imposée et la
dépendance prolongée aux aides sociales ne font que retarder une intégration digne et freinent
la reconstruction personnelle.
Je défends également des projets concrets pour améliorer les conditions de vie des mères
célibataires avec enfants, souvent les plus isolées, ainsi que pour valoriser les compétences
des personnes exilées diplômées ou expérimentées, afin qu’elles puissent exercer leur métier
dans leur domaine.
Je propose la création de »Maisons de transition pour femmes exilées », combinant
hébergement, accompagnement administratif, accès à la formation et à l’emploi.
Mais au-delà du matériel, je veux porter la voix de celles et ceux qu’on ne regarde jamais en
face :
Ces femmes violées sur les routes de l’exil, dont le corps est devenu un champ de
bataille.
Ces personnes forcées de prendre les armes, et qui en reviennent handicapées, brisées,
invisibles.
Ces migrants et migrantes qui ont vu mourir leurs enfants, leurs frères, leurs parents,
parfois sous leurs yeux, en mer ou en chemin.
Pour elles, pour eux, je souhaite la mise en place d’un programme national de résilience
psychologique, qui reconnaît enfin que l’intégration commence aussi par la guérison des
blessures invisibles.
Le Parlement des Exilé·es représente une opportunité historique : transformer la souffrance en
courage politique, et faire de nos vécus des leviers de justice.
Je veux porter cette responsabilité avec dignité, pour que l’exil ne soit plus une disparition,
mais un acte de reconstruction collective.

